EDITO OCTOBRE 2017


« Bon anniversaire ! »

playmobil

500 ans après, nous y voilà enfin ! Très exactement le 31 Octobre 2017.

Cela fait des mois et même des années que l’on prépare ici et là l’anniversaire de l’affichage par le moine Luther de ses 95 thèses dans lesquelles il rappelle l’autorité de la Bible et dénonce les abus de l’Église de son temps.

Pour comprendre ces événements du passé, il faut faire un effort pour entrer dans un monde, des mentalités, des problèmes qui ne sont plus les nôtres.

Il faut retrouver ce qui a paru tellement important à des hommes du 16ème siècle pour se lancer dans une aventure risquée, et d’autre part ce qui a semblé tellement dangereux à d’autres pour refuser toute concession et tout accord. Les uns comme les autres étaient des hommes et des femmes habités par la passion de l’Église.

Il est toujours temps de regarder le film « Luther », qui rend assez bien compte de la mentalité de la société de l’époque. Et si vous ne disposez que de quelques minutes, visionnez au moins le petit film très rapide retraçant l’histoire de Luther à base de personnages « Playmobil » ! (1)

Tout commence donc avec Martin Luther. Sans l’avoir voulu, il a donné le coup de départ. Il s’est manifesté comme une voix prophétique qui a pris fait et cause pour la réforme, avec ses intuitions, sa force de réflexion et aussi ses excès.

Mais si Luther est à l’évidence une figure emblématique de la Réforme protestante, il est loin d’être à lui seul toute la Réforme. En effet, ce qui a motivé le grand mouvement de la réforme, ce n’est pas uniquement les abus du Moyen-Âge finissant : ces abus existaient déjà depuis plusieurs siècles et n’avaient engendré aucune réaction durable. Ce qui rend compte de la révolution qui s’amorce alors, c’est la foi profonde d’individus saisis par la passion de l’Église. Sans eux, on ne s’explique pas un tel bouleversement.

À leur suite, dans une Église toujours à réformer, retroussons donc nos manches avec la même passion, et cette espérance chevillée au corps qui a fait dire à Luther « Si l’on m’apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier. »

José FREDERICK

  1. https://www.youtube.com/watch?v=k6–r54zRWU


  • photo josé
    José Frédérick