EDITO JUIN 2017


Tous pirates ?

pirates

En ce moment, le Musée Portuaire de Dunkerque nous plonge dans l’univers de ces marins qui ont sillonné toutes les mers au mépris du danger.

Pirates, corsaires ou flibustiers : loin d’opposer les genres, l’exposition questionne les frontières parfois très minces entre ce qui est permis, toléré ou interdit. Selon les intérêts en présence, les mêmes faits pouvaient alors être qualifiés d’exploits ou de crimes, valoir aux uns les honneurs, aux autres la corde !

Tout bien réfléchi, que ce soit sur mer ou sur terre, hier ou aujourd’hui, les ressorts de l’activité humaine sont finalement toujours les mêmes. Et de ce point de vue, je m’étonne du vent de « moralisation » de la vie politique qui souffle actuellement sur notre pays ! Il ne me semble pas que les politiques soient beaucoup plus pirates que ne le sont les Français.

Et comment qualifier les journalistes d’investigations qui passent leur temps à éplucher les comptes et la vie privée de nos responsables politiques : pirates, corsaires ou flibustiers ?

À l’époque de Jésus-Christ, les habitants de la Palestine n’étaient pas de grands navigateurs. Donc des pirates, la Bible ne dit rien. Par contre, elle dénonce notre aptitude à tous à faire le mal : tous pirates, ou plus exactement tous « pécheurs » :

En effet, je ne fais pas le bien que je veux et je fais le mal que je ne veux pas. 

Si je fais ce que je ne veux pas, alors ce n’est plus moi qui agis ainsi, mais le péché qui habite en moi. Je découvre donc ce principe : moi qui veux faire le bien, je suis seulement capable de faire le mal.*

Dans notre société, nous aimons bien revendiquer notre « liberté ». Pourtant, le péché sous ses différentes formes nous maintient dans l’esclavage. Mais, bonne nouvelle, de cet esclavage, Jésus est venu nous libérer :

Voici une parole certaine, digne d’être accueillie par tous : Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs.**

* Lettre de Paul aux Romains, Ch. 7, versets 19 à 21

** Première lettre de Paul à Timothée, Ch. 1, verset 15

 


  • photo josé
    José Frédérick